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Revue belge d'homéopathie

Médecines douces, regards croisés - Dr Eric Vanden Eynde

par Dr Eric Vanden Eynde, le 07 Février 2008

Exposé donné dans le cadre du cycle de conférences sur l’économie et le monde vivant, le mardi 12 octobre 2004. Organisé par: Planète vie - RNS asbl
Les médecines alternatives sont « douces »; cela implique que la médecine conventionnelle n’est pas douce mais aigre, amère, salée et violente ! Pourquoi cette confusion ? Qu’elles sont les critères qui permettent d’évaluer la valeur de ces différentes médecines ?
les médecines douces sont plus naturelles, plus artisanales, plus artistiques, plus simples, plus à la hauteur des malades et donc plus dépendantes du niveau humain du médecin, sont-elles compatibles avec le professionnalisme actuel?….

Les médecines dites douces font partie des multiples propositions aux consommateurs de médecines préventives et curatives pêle-mêle. Les propositions douces sont souvent attirantes pour le large public car elles permettent ainsi un plus large « tourisme médical » agréable de surplus qui permet d’éviter les dangers déjà (re-)connus du système médical actuel. Beaucoup d’individus ont peur des examens médicaux directifs qu’il faut subir pour découvrir le « traitement efficace » et dès que le diagnostic « technologique » sophistiqué est effectué il faut accepter les agressions du système médical qui « attaquent » en anti-terroriste (anti-biotique, anti-inflammatoire, anti-…, les amputations, éradications, irradiations…) tous les symptômes qui terrorisent les patients de notre temps. Un fait est donc certain, le domaine du succès grandissant des médecines « non officielles », se situe pour une grande partie dans une réaction massive de rejet devant la froideur et l’agressivité souvent écœurantes de la médecine dite efficace.
Cette réaction n’est donc pas très « raisonnable » bien que légitime et acceptable pour des individus influençables ou mal informés.

D’autre part la panique de passer à coté d’une nouvelle technique pour diagnostic précoce ou pour éradication d’une maladie incurable déclarée,
empêche les consommateurs de passage de rester fidèles à une démarche «douce », « de bon sens » et non agressive.

Comment faire pour acquérir une meilleure capacité dejugement ? Comment faire pour comprendre le pourquoides maladies et surtout le comment faire pour en sortirguéri et mieux qu’avant ?
Toutes les personnes qui soignent ou se font soigner d’une façon plus artisanale, plus humaine, plus naturelle, donc alternativement aux méthodes allopathiques, technologiques, chirurgicales et pharmaceutiques doivent absolument savoir que certaines maladies chroniques sont directement causées par une méthode de vie sans style, à la mode qui a totalement divorcé de l’Art de Vivre. Pour toutes ces maladies chroniques, appelées « fausses maladies chroniques » seul l’arrêt du comportement aberrant de l’individu ou de la collectivité peut guérir efficacement et définitivement. Vivre à un endroit de la planète terre, éloigné des animaux, des arbres et d’un potager exclut l’homme d’un équilibre nécessaire à son bien être. Nos villes aujourd’hui sont bétonnées, couvertes d’asphalte et polluées et nos campagnes avec des fermes où la diversité d’animaux et de culture procuraient bonne vie aux animaux et saine nourriture aux acheteurs s’organisent aujourd’hui en entreprises industrielles à grande production isolées en monoculture, de convenance avec l’économie mais malsaine pour toute l’humanité.
Pour la plupart des concitoyens, contemporains, l’utilisation et la consommation de « produits contaminés de chimiques et les produits processés », indispensables pour rendre ces entreprises stériles rentables, n’éveillent plus aucune incertitude de qualité tout au contraire, et je ne cite qu’un petit exemple de notre gestion de l’alimentation moderne.
La terreur du méchant « microbe » engendrée par la peur hystérique de la maladie contagieuse « aigue » pousse l’habitant de la planète à épouser la stérilité et à éliminer radicalement toutes les petites bêtes toutes réduites à « vermine ». Pourtant le pain et le vin ne s’élèvent que grâce au levain et ferments. Chaque mammifère contient dans la faune et la flore de ses entrailles plus d’individus minuscules qu’il ne compte de cellules de sa signature !
Ce refus de contact ouvert avec la vraie vie de la nature s’explicite clairement en faveur du plastic, de la pétrochimie, de l’aluminium, du passage UHT, … et ainsi l’adoration de tout ce qui isole, stérilise, l’ersatz et le faux deviennent la référence dominatrice. Tout ce qui peut rappeler que l’homme est vulnérable, mortel et doué du raisonnement, est rejeté : adieu au bon sens inné! L’ère industrielle et scientifique qui a déifié l’économie comme maître suprême se réfère et légalise tout ce qui « rapporte ». Cette vue plutôt courte et raccourcie sur les phénomènes ne permet plus d’être raisonnable et de se limiter volontairement à vivre sainement, raisonnablement, humainement. Le monde adulte en s’« infantilisant » ainsi, ne peut plus que prendre des mesures malhabiles en aval, refusant un regard sain en amont. Ces mesures sont de plus en plus suppressives, pour tenter hystériquement d’éviter l’inévitable. Même la médecine a tourné le dos aux sciences exactes et à une approche humainement respectable. La médecine dite préventive en est un exemple : une juste médecine dépend d’un art et d’une connaissance de comment faire pour « guérir » des malades, jamais elle ne peut empêcher de devenir malade ; c’est l’Art de Vivre qui permet de « prévenir » l’homme de tomber malade ! La médecine est curative par définition.

L’emploi et inoculation systématiques de produits industriels dans les corps vivants par voie naturelle et par voie perverse parentérale ne peuvent que faire dévier la maladie naturelle centrifuge, par nature, vers des maladies centripètes et dégénératives certaines. Les maladies dégénératives organiques et auto-immunes incurables remplacent ainsi les maladies contagieuses guérissables. Seuls les hôpitaux sont certains que leurs investissement rapporteront aux investisseurs plus qu’aux malades. La société humaine a lâché son alliance avec sa nature pour une association planétaire à but uniquement lucratif.


Le « consommateur actuel » est un utilitariste nombrilique leplus souvent à son insu ! Il est né dans le chaos contemporain.
Il ne faut donc pas seulement informer le consommateur, ignorant de par définition, qu’une médecine « douce » existe. Ceci est encore insuffisant ; il faut surtout avouer que cette médecine ne peut être valable et efficace à long terme que si le malade s’investit volontairement, d’une manière pure et dure dans une attitude vitale humaine et « saine ». Une vie saine exige, nous le savons tous, un esprit sain ! Une fois le patient mis sur la route de la guérison il faut pouvoir chercher à lui donner les informations saines qui l’aideront à éviter la rechute sinon certaine.
Si la médecine peut être « douce », le travail ou le chemin de guérison, dès que la maladie est devenue chronique, est son contraire ; il est exigeant et individuel. Plus la maladie est avancée et grave, plus le patient a déjà subi les mêmes attaques pathogènes répétées à son insu parfois. La première étape du chemin de la guérison qui permettrait une vraie libération est à la disposition du malade à accepter qu’il se soit laissé soumettre à un « manque » dans l’art de vivre « convenablement ».


Il y a donc toujours une cause ignorée à l’origine d’une maladie chronique ou une tolérance inacceptable à une cause connue !
Quelqu’un qui « sait » qu’une nourriture pour l’homme et pour ses animaux domestiques, par exemple, ne peut être « saine et acceptable » que si elle est fraîche, variée et composée de produits de saison peut savoir qu’une maladie chronique est inévitable à son animal chéri si celui¬ci avale chaque jour un aliment « professionnel, industriel, reconstitué à ultra haute température». Le moment précis de déclaration de cette maladie est le seul facteur imprévisible; la maladie chronique dégénérative est certaine car la nature de l’aliment ne correspond plus du tout à la nature innée de l’homme ni de l’animal. Il s’agit donc d’une « fausse maladie chronique » qui s’acquièrt par une vie indécente, par une soumission aveugle aux propositions commerciales, mais heureusement : les moyens biologiques de défenses sont innés et le resteront aussi longtemps que la reproduction mammifère reste civilisée, bisexuelle, charnelle donc très éloignée des laboratoires. Un remède naturel « doux » sera de grande nécessité, mais une prise en charge avec un changement radical du comportement du propriétaire sera également indispensable.
Maintenant nous devons même nous poser la questionsuivante : sommes-nous assez conséquents et efficaces quand nous n’employons que les moyens thérapeutiques dits alternatifs sans de bons conseils? Pourquoi dans beaucoup de cas devons-nous constater le retour des patients « doucement traités » dans les cliniques officielles pour des maladies chroniques graves incurables et devons-nous donner notre langue au chat? Le pourquoi de tous ces échecs ne peut que s’expliquer par ce que Hahnemann appelle l’installation « des fausses maladies chroniques » contre lesquelles aucun système médical n’est efficace!
Ce sont toutes ces maladies qui sont directement et indirectement les conséquences d’un abandon de l’Art de Vivre (toujours naturel). Les privations de santé ne peuvent que s’épanouir quand le consommateur est résolu à ne pas changer sa manière néfaste et tolérante de vivre, pour l’acquisition d’un Art de Vivre qui propose connaissance, reconnaissance et applications des bonnes règles. De la facilité et de l’ignorance obstinée, le malade ou le propriétaire de l’animal atteint, doit passer à l’effort et à la prise de conscience. Le propriétaire d’animaux qui se fait soigner déjà selon les conseils judicieux de son maître artisan « en médecines douces » aura moins difficile d’accepter qu’il doit fondamentalement changer d’attitude vitale envers son animal chéri. Il doit abandonner volontairement son statut de propriétaire pour entamer le chemin du devenir du maître. Le maître d’un animal et le praticien en médecines douces doivent tous les deux nécessairement renier les procédures professionnelles s’ils veulent respecter les normes naturelles qu’un vrai amateur ne peut jamais abandonner.
Un interventionniste n’hésite pas à suivre aveuglément la procédure professionnelle exigée, tandis qu’un être plus sage se met aussi vite à la recherche d’une mesure artisanale et douce que seuls les admirateurs de la nature peuvent exploiter. Une intervention efficace à court terme n’est jamais une garantie à long terme si le malade ne change pas drastiquement son attitude pathogène.
Mon expérience de vétérinaire homœopathe uniciste mais amateur de la nature et de l’animal m’oblige d’informer le responsable de l’engagement qu’il faut prendre quand un animal devient malade. Le corps de l’homme ne ment jamais, quand il est malade, il informe et envoie des signaux au super chef qui reste libre d’agir. L’animal exprime toujours spontanément sans mensonge sa santé autant que sa maladie, il est toujours sincère à son insu; certains hommes essaient de comprendre le message de la maladie de leurs protégés, d’autres refusent l’évidence et attaquent la maladie de leur animaux sans même essayer de la comprendre …. Le propriétaire et les vétérinaires ne doivent pas se culpabiliser mais bien se responsabiliser en s’engageant dans un chemin plus « animal », plus animé par le respect de leur origine commune!
Merci de votre attention et de votre compréhension,
Dr Eric Vanden Eynde


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